02Avant que naissent les montagnes, + que tu enfantes la terre et le monde, * de toujours à toujours, toi, tu es Dieu.
03Tu fais retourner l'homme à la poussière ; tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
04A tes yeux, mille ans sont comme hier, c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.
05Tu les as balayés : ce n'est qu'un songe ; dès le matin, c'est une herbe changeante :
06elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée.
07Nous voici anéantis par ta colère ; ta fureur nous épouvante :
08tu étales nos fautes devant toi, nos secrets à la lumière de ta face.
09Sous tes fureurs tous nos jours s'enfuient, nos années s'évanouissent dans un souffle.
10Le nombre de nos années ? soixante-dix, quatre-vingts pour les plus vigoureux ! Leur plus grand nombre n'est que peine et misère ; elles s'enfuient, nous nous envolons.
11Qui comprendra la force de ta colère ? Qui peut t'adorer dans tes fureurs ?
12Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos coeurs pénètrent la sagesse.
13Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
14Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
15Rends-nous en joies tes jours de châtiment et les années où nous connaissions le malheur.
16Fais connaître ton oeuvre à tes serviteurs et ta splendeur à leurs fils.
17Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu ! Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ; oui, consolide l'ouvrage de nos mains.