logo de l'association épiscopale liturgique pour les pays francophones

Liturgie des Heures - Office des Lectures

Triangle Accueil » Lectures


6 février 2012
Lundi, 5ème Semaine du Temps Ordinaire
Rouge [Couleur liturgique : Rouge]
S. Paul Miki et ses compagnons, martyrs

Couleur liturgique du jour : Rouge.

Couleur liturgique qui évoque le sang ou le feu. Elle est utilisée le dimanche des Rameaux, le Ven­dredi saint, le jour de la Pentecôte et aux messes en l’honneur du Saint-Esprit, en la fête de la sainte Croix, aux fêtes des Apôtres et évangélistes, et aux fêtes des saints martyrs.


Cliquez pour en savoir plus.
Mémoire
  • > Aujourd'hui
  • > Dimanche prochain
  • > Autre date
Calendrier liturgique catholique romain.
Recevez chaque matin par email les lectures du jour :

Hymne : Dieu, ce monde était encore absent

Dieu, ce monde était encore absent
Que déjà, depuis toujours,
Toi, Parole en nos commencements,
Tu portais le poids des choses.
Toi qui penses, toi qui crées,
L'univers en toi repose.

Dieu, quand l'homme eut habité le temps,
Y jetant ses propres cris,
Toi, Parole en nos événements,
Tu déroules notre histoire.
Toi qui juges, toi qui sauves,
Jésus Christ nous dit ta gloire.

Dieu, nos fleuves vont charriant leurs eaux,
Ignorant des lendemains,
Toi qui tiens déjà le dernier mot,
Tu connais le Jour et l'Heure.
Toi qui aimes, qui accueilles,
Tu prépares la Demeure.

Antienne

Sauve-moi, Seigneur, au nom de ton amour.

Psaume : (6)

2Seigneur, corrige-moi sans colère,
et reprends-moi sans fureur.
3Pitié, Seigneur, je dépéris !
Seigneur, guéris-moi !
Car je tremble de tous mes os,
4de toute mon âme, je tremble.

Et toi, Seigneur, que fais-tu ? +
5Reviens, Seigneur, délivre-moi,
sauve-moi en raison de ton amour !
6Personne, dans la mort, n'invoque ton nom ;
au séjour des morts, qui te rend grâce ?

7Je m'épuise à force de gémir ; +
chaque nuit, je pleure sur mon lit :
ma couche est trempée de mes larmes.
8Mes yeux sont rongés de chagrin ;
j'ai vieilli parmi tant d'adversaires !

9Loin de moi, vous tous, malfaisants,
car le Seigneur entend mes sanglots !
10Le Seigneur accueille ma demande,
le Seigneur entend ma prière.
11Qu'ils aient honte et qu'ils tremblent, tous mes ennemis,
qu'ils reculent, soudain, couverts de honte !

Antienne

Dieu, refuge des pauvres au temps de la détresse.

Psaume 9 A - I

2De tout mon coeur, Seigneur, je rendrai grâce,
je dirai tes innombrables merveilles ;
3pour toi, j'exulterai, je danserai,
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

4Mes ennemis ont battu en retraite,
devant ta face, ils s'écroulent et périssent.
5Tu as plaidé mon droit et ma cause,
tu as siégé, tu as jugé avec justice.

6Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
à tout jamais tu effaces leur nom.
7L'ennemi est achevé, ruiné pour toujours,
tu as rasé des villes, leur souvenir a péri.

8Mais il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
9il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.

10Qu'il soit la forteresse de l'opprimé,
sa forteresse aux heures d'angoisse :
11ils s'appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
jamais tu n'abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

12Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
annoncez parmi les peuples ses exploits !
13Attentif au sang versé, il se rappelle,
il n'oublie pas le cri des malheureux.

Antienne

Je proclamerai ta louange aux portes de Sion.

Psaume 9 A - II

14Pitié pour moi, Seigneur,
vois le mal que m'ont fait mes adversaires, *
toi qui m'arraches aux portes de la mort ;
15et je dirai tes innombrables louanges
aux portes de Sion, *
je danserai de joie pour ta victoire.

16Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ;
aux filets qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
17Le Seigneur s'est fait connaître : il a rendu le jugement,
il prend les méchants à leur piège.

18Que les méchants retournent chez les morts,
toutes les nations qui oublient le vrai Dieu !
19Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours :
jamais ne périt l'espoir des malheureux.

20Lève-toi, Seigneur : qu'un mortel ne soit pas le plus fort,
que les nations soient jugées devant ta face !
21Frappe-les d'épouvante, Seigneur :
que les nations se reconnaissent mortelles !
V/ Montre-moi comment garder ta loi,
que je l'observe de tout mon cœur.

Lecture : La mission de Paul (Ga 1, 13-24; 2, 1-10)



RÉCIT DU MARTYRE DE PAUL MIKI ET DE SES COMPAGNONS, ÉCRIT PAR UN CONTEMPORAIN

Lorsqu'ils eurent été crucifiés, ils montrèrent tous une constance admirable, à laquelle les encourageaient, chacun de son côté, le Père Pasius et le Père Rodriguez. Le Père commissaire de la Mission demeura toujours immobile, les yeux dirigés vers le ciel. Le Frère Martin, pour rendre grâce à la bonté divine, chantait des psaumes, en y ajoutant le verset : En tes mains, Seigneur ~ Le Père François Blanca également rendait grâce à Dieu à haute voix. Le Frère Gonzalve disait très fort l'oraison dominicale et la salutation angélique.

Paul Miki, notre frère, voyant qu'il se trouvait sur une chaire plus honorable qu'il n'en avait jamais eue, commença par déclarer aux assistants qu'il était Japonais, de la Compagnie de Jésus, qu'il mourait pour avoir annoncé l'Évangile et qu'il rendait grâce à Dieu pour un si éclatant bienfait. Puis il ajouta ces paroles : « Au point où j'en suis parvenu, je pense qu'aucun d'entre vous ne croira que je veuille atténuer la vérité. Je vous déclare donc qu'il n'y a aucune voie de salut sinon celle que suivent les chrétiens. Puisqu'elle m'enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m'ont fait du mal, je pardonne de grand cœur au roi et à tous les auteurs de ma mort, et je les prie de vouloir bien recevoir le baptême chrétien. »

Puis, tournant les regards vers ses compagnons, il se mit à les encourager dans ce combat suprême. De la joie apparaissait sur le visage de tous, mais spécialement sur le visage de Louis ; lorsqu'un chrétien lui cria qu'il serait bientôt en Paradis, il eut un geste des doigts et de tout le corps qui exprimait une joie profonde et qui tourna vers lui les regards de tous les spectateurs.

Antoine qui était le dernier de la rangée, à côté de Louis, les yeux fixés au ciel, après avoir invoqué les noms de Jésus et de Marie, entonna le psaume : Enfants, louez le Seigneur, qu'il avait appris à Nagasaki, à l'école de catéchèse ; dans cette institution chrétienne, en effet, on donne aux enfants des psaumes à apprendre par cœur en vue de la catéchèse.

D'autres enfin répétaient « Jésus, Marie » avec un visage paisible ; certains exhortaient les assistants à mener une vie digne d'un chrétien ; par ce comportement et d'autres du même genre, ils montraient qu'ils allaient bientôt mourir.

Alors quatre bourreaux tirèrent leurs piques des gaines dont se servent les Japonais. À cette vue horrible, tous les fidèles crièrent : « Jésus, Marie » et le concert de lamentations qui suivit monta jusqu'au ciel. Les bourreaux, en très peu de temps, d'un ou deux coups, achevèrent chacun des martyrs.


R/ Souviens-toi de Jésus Christ
ressucité d'entre les morts ;
il est notre salut, notre gloire éternelle.

Si nous mourons avec lui,
avec lui, nous vivrons.

Si nous souffrons avec lui,
avec lui, nous régnerons.

Oraison

Dieu qui es la force de tous les saints, tu as appelé Paul Miki et ses compagnons à passer par la croix pour entrer dans la vie ; accorde-nous de gardre comme eux jusqu'à la mort la foi que nous proclamons.