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III. Ce qui est requis pour la célébration du Baptême

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18.L’eau pour le baptême doit être de l’eau véritable et propre, tant pour manifester la vérité du signe que par motif d’hygiène.

19.La fontaine du baptistère, ou la cuve dans laquelle on prépare l’eau si l’on est amené à célébrer le baptême dans le sanctuaire, doit être propre et belle.

20.Il faut aussi prévoir le moyen de tiédir l’eau baptismale, quand les conditions locales l’exigent.

21.Hors le cas de nécessité, le prêtre ou le diacre n’emploieront pour baptiser que de l’eau bénite à cette fin. Quand on a béni l’eau à la veillée pascale, on la conservera et on l’utilisera, autant que possible, pendant tout le temps pascal, afin que soit affirmé plus nettement le lien entre le sacrement et le mystère pascal.

Mais en dehors du temps pascal, il vaut mieux que l’eau soit bénite lors de chacune des célébrations : ainsi, par les paroles de la bénédiction de l’eau, sera clairement signifié, chaque fois, le mystère de salut que l’Église commémore et proclame. Si le baptistère est agencé comme une source d’eau vive, on bénira l’eau qui jaillit de cette fontaine.

22.On peut légitimement employer soit le rite de l’immersion qui signifie plus clairement la participation à la mort et la résurrection du Christ, soit le rite de l’ablution.

23.Dans l’Église latine, les paroles par lesquelles est conféré le baptême sont : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint?Esprit »

24.Pour la célébration de la parole de Dieu, on aménagera un lieu approprié, soit dans le baptistère, soit dans l’Église.

25.Le baptistère, (ou « fonts baptismaux ») est un lieu : c’est là que jaillit la fontaine baptismale ou que la cuve baptismale est établie. I1 doit être réservé à la célébration du baptême et bien mis en valeur, car c’est là que les chrétiens renaissent de l’eau et de l’Esprit Saint. Qu’il soit situé dans une chapelle ou bien dans un autre endroit de l’église, bien en vue des fidèles, son aménagement doit être adapté à la participation d’un grand nombre.

Après le temps pascal, on conservera avec honneur le cierge pascal à l’intérieur du baptistère ; on l’allumera pendant la célébration des baptêmes afin de pouvoir y allumer facilement les cierges des nouveaux baptisés.

26.Les rites qui, dans la célébration du baptême, doivent être accomplis hors du baptistère se feront dans les parties de l’église les mieux adaptées au nombre des assistants et aux divers moments de la liturgie baptismale. Même pour ce qui devrait être accompli dans le baptistère, on peut choisir dans l’église d’autres lieux qui se prêtent mieux que le baptistère à l’accomplissement du rite. C’est le cas lorsque la chapelle des fonts baptismaux est trop exiguë pour recevoir tous les catéchumènes ou toutes les personnes présentes.

27.Autant qu’il se peut, on organisera des célébrations communes dans lesquelles on baptisera, le même jour, les enfants nés récemment. On ne célébrera pas deux fois le baptême le même jour, dans la même église, sauf pour un juste motif.

28.Le moment où célébrer le baptême soit des adultes, soit des enfants, est précisé ailleurs (nn. 44, 63-64). De toute façon, la célébration doit toujours manifester le caractère pascal qui lui est propre.

29.Les curés doivent porter avec soin et sans retard sur le registre des baptêmes les noms des baptisés, en mentionnant le ministre, les parents et les parrains, le lieu et le jour de la célébration.